CE QUI NOUS LIE DE SAMANTHA BAILLY


 

Note : 2.5/5

Creux. Décevant.

 

181 pages en version numérique. 

 

Extrait :

« Un pouvoir. J’ai un pouvoir. Aujourd’hui encore, j’ai du mal à m’y faire. C’est ma particularité, ma solitude. Un don encombrant, dont je ne sais pas quoi faire. »

 

 


Intrigue du roman :


Alice Duval, belle brune au yeux bleus de 22 ans, a un don. Elle voit les liens qui unissent les gens entre eux. Elle les voit littéralement car ces liens se matérialisent sous ses yeux en fils blancs lumineux plus ou moins épais selon la force de la relation.
Au terme d'une parenthèse de un an au cours de laquelle elle a apprivoisé son don et  traqué les hommes infidèles, Alice a décidé de reprendre le cours normal de sa vie.

Recrutée chez Linker au poste de chargée de ressources humaines, elle y fait la connaissance de son supérieur hiérarchique, un bel homme du nom de Raphaël Noiral. Mais pour Alice, quelque chose ne va pas chez lui. Bien que fiancé à la fille du patron, Raphaël n’émet aucun fil lumineux et ceux qui sont projetés vers lui par les personnes qui l’entourent s’évanouissent en arrivant sur lui.
Comment une telle chose est-elle possible ? Et pourquoi cet homme lui fait-il autant d’effet ?


Critique :


L’intrigue peut sembler intéressante mais le livre de Samantha BAILLY est décevant. Les personnages ne sont pas attachants, ce qui rend difficile l’immersion dans l’histoire.

L’écriture est fluide mais le fond est creux, sans intérêt. On pourrait s’attendre à une plongée dans le surnaturel ce qui n'est pas le cas, ou encore, voir dans le don d’Alice une métaphore des relations humaines, mais même dans cette hypothèse, le livre n’a pas plus d’attrait.

Le côté fantastique du roman n'est finalement qu'un alibi. Les explications qu'on attend n’arrivent pas.

Quant à l’utilisation du don de l'héroïne... quel manque d’imagination.
La fin est à l’image du reste. On termine en se disant « tout ça pour ça ».

Enfin, si d’aucuns se sont essayés avec succès à une écriture de chapitres sur un découpage « passé » et « présent », l’exercice ici n’est pas réussi. Il l’est encore moins lorsqu’on passe sur un découpage  « présent » et « futur ».




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Mise en ligne février 2016

MAJ le 29 juillet 2016