FAËRIE DE RAYMOND E. FEIST


 

 

Note : 3/5
Un long roman qui manque d'élan pour nous transporter totalement.

 

522 pages en version numérique.

 

Extrait :
"Le plaisir que lui procurerait la destruction de la jeune fille ne serait rien comparé à l'extase qui résulterait de la destruction des deux petits garçons. Quels enfants merveilleux, encore innocents, encore purs. Le véritable trésor, c'était eux. Dispenser la terreur et la douleur à des êtres tels que ceux-là pourrait..."


Intrigue du roman :

 

La Californie, chaude et sèche est bien loin derrière la famille Hastings. Phil, sa femme Gloria, Sean et Patrick, leurs jumeaux de 8 ans et Gabbie, fille de Phil née d'un précédent mariage, viennent d'emménager à Pittsville dans la vieille ferme des Kessler et on peut dire que le changement est rude. L'humidité semble régner en maître et la pluie prendre plaisir à tomber ici plus qu'ailleurs.
Malgré tout, l'endroit est agréable et la propriété bien plus vaste qu'ils ne l'avaient imaginé avec son bois dense et touffu. Un magnifique terrain de jeu pour les jumeaux et de belles occasions de ballades pour Gabbie et son nouveau petit ami.
Très vite pourtant, des phénomènes étranges vont frapper les Hastings. Des événements tous plus inquiétants les uns que les autres et annonciateurs d'un danger qu'aucun n'est en mesure d'imaginer.


Critique :

 

Raymond E. FEIST est un auteur de romans fantasy et s'il s'est essayé au fantastique avec "Faërie", son genre de prédilection transpire ici à travers le monde imaginaire qu'il a choisi de nous livrer.
L'écriture est plutôt agréable mais on hésite entre livre jeunesse, tout public ou adulte. En effet, on navigue entre une écriture et un phrasé ressemblant fortement aux livres pour ados et des scènes plus ardues, avec une écriture plus pointue et plus adaptée aux adultes. C'est notamment le cas dans quelques passages assez sexuels, certains érotiques.
Les personnages sont nombreux à intervenir dans l'histoire et à y jouer un rôle plus ou moins important, mais aucun ne ressort réellement du lot si ce n'est Sean, l'un des jumeaux, dans le dernier tiers du livre.
Par ailleurs, les Hastings ressemblent à la famille idéale. Argent, beauté, célébrité, amour. Un peu trop cliché. Aucun des protagonistes n'a de consistance suffisante pour provoquer chez nous un attachement. C'est dommage, parce qu'il y avait de quoi faire, mais pour cela il aurait peut-être fallu donner plus de place à certains d'entre eux, plutôt que de les traiter tous de façon égale.
Quant à l'histoire elle-même, elle n'est pas dénuée d'intérêt mais là encore, la façon dont elle est traitée, réduit peu à peu son attrait.

Le récit commence très lentement avec la mise en place des personnages et du décor. Pourtant, une fois cela fait, l'action ne décolle pas avant le dernier tiers et de nombreuses longueurs viennent frustrer le lecteur. Il y a certes des événements étranges qui ponctuent le récit, mais la situation n'évolue pas pour autant. Le livre semble stagner jusqu'à la page 300 environ, où enfin il prend une autre dimension. 
Si les événements successifs attisent d'abord la curiosité puis la peur, ils finissent par lasser. N'oublions pas que ce roman fait plus de 500 pages. Devoir attendre le dernier tiers pour que cela bouge enfin est tout de même très long.

J'ai d'abord été impatiente de connaître la suite puis impatiente d'en finir. Entre légendes Celtes, trésor, mages, société secrète, Elfes, trolls, Chose Noire, Fées, êtres minuscules, parchemins, cérémonies bizarres, chevaux fantastiques..., on finit par se perdre et ne pas comprendre où l'auteur veut nous conduire.
La fin en revanche est bien trouvée.
Je ressors donc plutôt déçue par cette lecture qui ne m'a pas transportée comme je l'espérais.



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Mise en ligne le 22 juin 2016

MAJ 29 juillet 2016.