espoir-du-cerf de orson scott card


 

 

Note : 2/5

Une lecture plutôt désagréable.

 

294 pages en version numérique.

 

Extrait :

"Je suis la fille du roi, et vous me jetez au milieu des porcs nue et sans défense. Vous avez donné à mon père la dignité d'une mort de roi, mais vous allez me dégrader comme vous ne le feriez pas à la plus infâme des putains."

 

 


Intrigue du roman :

 

Après plusieurs années de lutte, Palicrovol, comte de Traffing atteint enfin la ville d'Espoir-Du-Cerf afin de s'installer sur le trône de Burland pays sur lequel règne Nasilee, Roi aussi redouté que détesté par son peuple qu'il contraint à vivre dans la misère et la terreur.

Conformément à ce que Dieu lui a demandé, il tue Nasilee puis épouse sa fille alors âgée de 12 ans, Asineth devenue Reine par le décès de son père et la viole publiquement au cours de la cérémonie de mariage, car prendre sa virginité revient à prendre Burland.

Devenu Roi du pays de Burland comme Dieu le lui avait prédit, mais pris de pitié pour Asineth, il ne peut se résoudre à lui donner la mort. Désobéissant aux consignes de Dieu, il décide de la confier aux bons soins de Sleeve, puissant magicien aux yeux roses.

Ce sera là sa plus grande erreur. 

La vengeance d'Asineth va être aussi implacable que la puissance des pouvoirs qu'elle va acquérir et nombreux seront ceux qui en subiront les conséquences.


Critique :

 

Ce roman est d'une grande noirceur par la violence, la vulgarité et l'immoralité qu'il contient quasiment de bout en bout.

A deux scènes de viols dont l'un d'une jeune fille de 12 ans, s'ajoutent une scène de relation sexuelle entre une femme et un jeune adolescent et de nombreux passages violents.

On se retrouve à errer dans la Rue de la Merde ou la Rue des Putains, à sentir les odeurs d'urines ou de vomi, à voir des gens déféquer et se nettoyer avec la main et j'en passe.
Même lorsque l'auteur décrit la lumière ou le soleil, il est difficile de sortir de la noirceur et la pesanteur dans laquelle le lecteur se trouve. 

Dans ce contexte, s'attacher à un personnage est compliqué, à l'exception peut-être d'Orem, jeune héros malgré lui et plus à plaindre qu'autre chose.
La fin du roman reste ouverte laissant au lecteur le soin d'imaginer ce qu'il adviendra. 
Le lecteur sort de ce roman avec un goût amer en bouche. C'est dommage car l'intrigue en elle-même n'est pas dénuée d'intérêt et dispose d'un réel potentiel imaginaire.

Au final ce fut une lecture désagréable.




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Mise en ligne le 19 mars 2016

MAJ le 29 juillet 2016