GUY DE MAUPASSANT

 


Guy de Maupassant naît le 5 août 1850 d’un père agent de change anobli d’origine Lorraine et d’une mère issue de la bourgeoisie normande. Son frère Albert naîtra 6 ans plus tard.


Le lieu de la naissance de Guy a fait l'objet de quelques controverses. Selon son acte de naissance, il est né au château de Miromesnil à Tourville-sur-Arques, près de Dieppe. Il s'est dit que sa mère avait décidé d'y emménager quelques temps avant sa naissance afin qu'il dispose d'une adresse noble. Il serait pourtant plutôt né chez ses grands-parents à Fécamp. Mais le mystère demeure d'autant que sur son certificat de décès il est écrit que Guy est né à Sotteville, près d'Yvetot.


Sa mère est une femme très cultivée, parlant plusieurs langues et passionnée de littérature.  Elle est par ailleurs l’ami d’enfance de Flaubert qui aura une grande influence sur Guy par la suite.


Après la séparation de ses parents en 1860, son père étant volage, Guy et son frère vivent avec leur mère à Etretat.


Après avoir étudié avec un précepteur, Guy est envoyé en pension en 1863, dans un collège religieux ce qui contraste avec la liberté à laquelle il est habitué. Il vit donc difficilement cette expérience et devient très indiscipliné. Il fugue, écrit des satires contre ses professeurs et finit par être renvoyé.


Il intègre le lycée de Rouen où il est très bon élève. Le bac en poche en 1869, il souhaite s’engager dans des études de droit mais il est réquisitionné en 1870 pour combattre les Prussiens. Il quitte l’armée un an plus tard et s’installe à Paris où il devient commis au ministère de la marine en 1872 puis au ministère de l’instruction publique.


Il travaille en parallèle à l’écriture. Flaubert toujours présent dans sa vie, est intransigeant sur ses écrits et lui fait reprendre sans cesse son travail. Cette sorte de tutelle intellectuelle va lui permettre de développer un style d’écriture limpide et sans redondance. Flaubert l’introduit également dans le monde du journalisme où Maupassant va écrire des chroniques.


C’est avec sa nouvelle « Boule de Suif » qui paraît en 1880 qu’il lance véritablement sa carrière. Il abandonne alors le ministère et partage sa vie entre les mondanités, les voyages, les conquêtes féminines tenant en cela de son père et les filles de joie ainsi que les maisons closes. En 1877 il apprend d’ailleurs qu’il est atteint de la vérole, maladie très présente à cette époque-là et qui ne se soigne pas. Il se sait donc condamné. Ceci explique le pessimisme de ses écrits et leur noirceur.


En 1883, Guy de Maupassant a un fils avec une couturière, Joséphine Litzelmann. Deux autres enfants naissent ensuite, l’un en 1884 et l’autre en 1887. Il ne reconnaît cependant aucun d’eux.


Il continue à voyager, publier des contes et des nouvelles ainsi que des chroniques pour les journaux.


Il entretient une liaison avec Emannuela Ptocka, une belle et riche comtesse.


Son ascension sociale lui permet d’acquérir un voilier en 1886 appelé Bel Ami comme l’un de ses romans. D’aucuns on pu considérer d’ailleurs que Maupassant a mis dans ce roman beaucoup de lui. Il a d’ailleurs dit à l’instar de Flaubert pour Emma Bovary, « Bel Ami, c’est moi ! ».


Riche et célèbre, Maupassant fréquente la haute société. Mais peu à peu, Maupassant hypersensible, angoissé et affaibli par sa maladie, se retire du monde. Il entre dans une sorte de dépression paranoïaque. Sa santé se dégrade. Il est sujet à des maux d’yeux et de tête insupportables qu’il combat en abusant de l’éther. Les troubles nerveux, les hallucinations et les crises de folies  semblent héréditaires. En effet, sa mère en souffrait puis ce fut au tour de son frère Albert. Celui-ci meurt d'ailleurs en 1889 à hôpital psychiatrique de Lyon, où Guy a dû le faire interner quelques mois plus tôt.


Maupassant commence à écrire deux romans « l’Âme étrangère » en 1890 et « l’Angélus » en 1891 mais ne les terminera pas. Il cesse d’écrire cette année-là en proie à des hallucinations visuelles qui le conduisent à la folie.
Dans un moment de lucidité, conscient de devenir fou, Maupassant tente de se suicider le 1er janvier 1892 avec son arme mais son domestique ayant envisagé cette possibilité en avait retiré les balles. Le 6 janvier, il tente alors de se couper la gorge en cassant un carreau à la suite de quoi, il est admis dans la clinique du docteur Blanche à Passy où sont soignées les célébrités.


Il y mourra 18 mois plus tard de paralysie générale sans avoir repris connaissance, à 42 ans, le 6 juillet 1893.
Son œuvre composée en une décennie de 1880 à 1890 est constituée de 6 romans, plus de 300 nouvelles et 200 chroniques qui font d’ailleurs de lui l’un des journalistes littéraires les plus importants de son temps. 



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Mise en ligne février 2016