ROGER JON ELLORY

 

Né à Birmingham, en Angleterre, le 20 juin 1965, R. J. Ellory, n’a pas connu son père parti avant sa naissance. Il devient orphelin à 7 ans après le décès de sa mère à l’âge de 28 ans des suites d’une pneumonie foudroyante.

Avec son frère aîné d’un an, il vont vivre quelques temps avec leur grand-mère, mais âgée et de santé fragile, elle va être contrainte de les placer en orphelinat.


C’est dans la bibliothèque de cet établissement et jusqu’à ce qu’il en sorte à l’âge de 16 ans, qu’il va développer son intérêt pour la lecture. Il va aussi y étudier la musique et l’art, notamment la photographie.


Sa grand-mère, meurt d’une crise cardiaque, quelques semaines à peines après son retour. R. J. Ellory et son frère se retrouvent alors sans argent et sans eau ni électricité. Ils se mettent donc à voler des fruits et légumes dans les potagers des voisins ainsi que des poulets dans les monastères et couvents des environs pour se nourrir et se faire un peu de sous en revendant le reste. Ils finissent rapidement par être interpellés et condamnés à 3 mois de prison.


A sa sortie de prison, R. J. Ellory monte un groupe de rock, The Manta Rays dans lequel il est guitariste, mais le monde de la lecture va le rattraper un jour de novembre 1987 grâce à une conversation avec un étudiant passionné par un livre et qui redoutait de le terminer tant il était accro. Roger Jon Ellory n’a alors qu’une idée en tête, transmettre cette émotion et cette lumière aux autres. Ce jour-là, il commence à écrire et n’arrêtera pas pendant 6 ans.
Il va écrire 22 romans mais aucun ne sera publié. En Angleterre, il se voit rejeté parce qu’il est anglais et qu’il écrit sur les Etats-Unis et inversement aux Etats Unis.

Après des centaines de refus, il décide d’abandonner l’écriture au milieu de son vingt-troisième roman en juillet 1993 et ne reviendra plus à l’écriture pendant les 8 ans qui suivront.

 

C’est le 11 septembre 2001 qu’il commence son vingt-quatrième roman. Aucun rapport avec les attentats des tours jumelles, mais c’est ce jour-là qu’il se remet à écrire et c’est ce roman qui sera publié en 2003 en Grande-Bretagne sous le titre « Candlemoth ». S’en suivront de nombreux autres.


En septembre 2012, un scandale frappe R. J. Ellory. Le romancier, Jeremy Duns, révèle sur twitter que sous des pseudonymes tels que « Nicodemus » ou « Jelly Bean », Ellory avait posté sur le site d’Amazone, de très bonnes critiques sur ses romans et de mauvaises sur ceux de ses concurrents au cours de l’année 2008. Ellory s’en excusera dans le Daily Telegraph.


En 2013, on apprend qu’il est un membre actif de l’église de scientologie depuis 1986. Il expliquera que son frère et lui avaient eu de gros problèmes de drogue et que son frère s’en étant sorti grâce à une cure de purification prodiguée par l’église de scientologie il y avait eu recours lui aussi. Selon lui, s’il ne l’avait pas fait il serait mort avant d’avoir atteint ses 25 ans.
Si ces deux informations ont pu entacher sa réputations et décevoir certains, force est de constater que ses livres sont de bons romans sans prosélytisme. Il est donc possible d’apprécier son écriture en distinguant le romancier de l’homme. 


Aujourd’hui R. J. Ellory continue à écrire et à faire de la musique avec son groupe de blues « The Whiskey Poets ».


Parmi ses romans on peut citer :
Vendetta en 2005 (titre original : A quiet vandetta)
Seul le silence en 2007 (titre orginal : A quiet belief in Angels)
Les Anonymes en 2008 (titre orginal : A simple act of violence)
Les Anges de New York en 2010 (titre orginal : Saints of New York)

 



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Mise en ligne février 2016

MAJ le 9 juin 2016