LES FAUX TSARS DE VLADIMIR VOLKOFF


 

Note : 4.5/5

Une belle découverte.

 

480 pages. 

 

Extrait :

" Ce qu'il allait faire était d'une témérité extrême, mais quelquefois il ne résistait pas au plaisir de taquiner celui qu'il tenait pour un usurpateur. En outre, il pouvait y avoir avantage à être le premier à renseigner Boris. De cette façon, l'affaire lui serait peut-être confiée, à lui Chouïsky, et ce serait alors à lui de décider s'il voulait mener sa mission à bien ou la saboter." 

 


Intrigue du roman :

 

1599. Boris Goudounov vient d'accéder au pouvoir après la mort sans héritiers, du Tsar Féodor. Le Pape Clément VIII qui a pour ambition de faire de la Russie (La Moscovie) une terre catholique, fomente dans le plus grand secret un complot consistant à ressusciter d'entre les morts le demi-frère du Tsar Féodor, Dmitry Ivanytch, que Boris avait fait assassiner 8 ans plus tôt à l'âge de 10 ans. L'usurpateur est tout trouvé, il s'agira du Prince Koursky.
La rumeur du retour du prétendant légitime au port de la Tiare de Monomaque, couronne de Russie, se répand comme une trainée de poudre alors même que le pays sombre dans la misère.
Conscient que la situation et son peuple lui échappent, Boris Goudounov décide d'envoyer les frères Psar, deux hommes courageux et dignes de confiance, tuer l'imposteur.


Critique :

 

Malgré quelques longueurs, nécessaires néanmoins à une meilleure appréhension des usages et coutumes de la Russie (La Moscovie), de la Pologne-Lithuanie, du catholicisme et de l'orthodoxie du 17ème siècle, ce roman de Vladimir Volkoff est haletant de bout en bout.
La rigueur de l'auteur dans ce récit, est palpable. En effet, à quelques libertés près, Vladimir Volkoff relate avec une grande fidélité la réalité historique de cette période. Cette rigueur se ressent jusqu'au découpage même du roman en deux parties au nombre de pages quasi identique.
L'écriture est riche mais n'en reste pas moins fluide et agréable. La terminologie russe et polonaise voire latine, peut freiner parfois l'élan du lecteur, mais ce n'est en aucun cas gênant.  
Les jeux de dupes entre usurpateurs, imposteurs, arrivistes et fourbes sont complexes mais très intéressants.
L'idée d'avoir créé les personnages des deux frères Psar, Sergo et Aleksandro, est une réussite et associée à un rythme allant crescendo, cela ne laisse aucun temps mort.
Il y a de tout dans ce roman historique : action, amour, argent, trahisons et luttes de pouvoirs.
Une belle découverte à réserver cependant plutôt aux amateurs de ce genre littéraire... ou aux curieux. 




Écrire commentaire

Commentaires : 0

Mise en ligne le 11 mars 2016

MAJ le 29 juillet 2016