PLAGUERS DE JEANNE A DEBATS


 

 

Note : 2/5
Une lecture sans plaisir d'un récit confus.
 
Extrait :

"Nous étions tous plus ou moins traumatisés par les expériences qui nous avaient conduits à la Réserve, nous abordions donc plutôt abruptement les espaces infinis de l'âge adulte, encore compliqués par la perspective angoissante de l'Union."


Intrigue du roman :

 

Dans les années 2100, la terre est une planète écologiquement dévastée.

L'humanité ne doit sa survie qu'aux Alyscamps, des réacteurs superpuissants chargés de fournir une énergie non polluante puisée dans les forces qui soutiennent l'univers.
Les hommes n'ont pas été épargnés par les bouleversements. Les Plaies sont apparues chez certains enfants  et adolescents désignés alors comme Plaguers c'est-à-dire pestiférés.
Certains avaient des affinités avec des espèces disparues animales ou végétales alors que d'autres avaient des prédispositions pour les éléments, ce qui ne fût pas sans provoquer des catastrophes, faute pour les Plaguers de réussir à contrôler leurs Plaies.
Face à un phénomène grandissant et dangereux, des Réserves ont donc été créées. Il s'agissait d'éloigner les Plaguers du reste de la population.  
C'est ainsi qu'à 17 ans, Quentin intègre la Réserve de la région parisienne. Au sein de cette enclave, il va apprendre à vivre en communauté au milieu d'autres Plaguers, sous la houlette des Uns, des Unes et des Multiples avec la perspective de l'Union, rituel au cours duquel certains Plaguers "fusionnent" pour devenir à leur tour des Uns ou des Unes.


Critique :

 

Ce roman de science fiction de Jeanne-A Debats nous dépeint un monde quasi apocalyptique sur lequel elle s'appui pour faire passer un message écologique. Un autre message peut également être trouvé dans son récit sur la discrimination et le rejet de la différence.
Ce livre ressemble ainsi beaucoup à une grande métaphore de préoccupations très contemporaines. C'est à la fois poétique et noir.
Pour autant le positif s'arrête là.
Le récit est lent, sans réelle action ni rebondissement permettant d'attiser l'intérêt du lecteur. On ne comprend pas vraiment où l'auteur veut nous emmener. 
Les messages sous-jacents, les détails parfois inutiles, le phrasé souvent trop long, ainsi que des noms à rallonge comme Al-Dé-Em-Ré-Dim, perdent le lecteur et alourdissent le texte.
Sans compter l'usage incohérent avec la jeunesse du héros qui nous conte l'histoire, de mots tels que barguigner, pandémonium, cornaquer, valétudinaire. A notre époque, ces mots sont déjà très peu usités, voire plus du tout, il est donc difficile de les considérer comme pouvant sortir de la bouche d'un ado de 17 ans dans les années 2100.
Pas simple non plus de se projeter tant dans les personnages que dans l'histoire elle-même qui manque de crédibilité.
Le livre se termine dans une sorte de surenchère qui nous perd définitivement.
Au final, ce fut une lecture sans plaisir d'un récit confus. 




Écrire commentaire

Commentaires : 0

Mise en ligne le 31 mars 2016

MAJ 29 juillet 2016