La meurtriere de p.d. james


 

Note : 2.75/5
Une histoire intéressante mais au récit lent et ennuyeux. Trop de descriptions et pas vraiment d'action.

 

447 pages format poche. 

 

Extrait :

" Aucun de nous ne supporte une trop forte dose de réalité. Personne. Nous nous créons tous un monde vivable. Tu as probablement créé le tien avec plus d'imagination que la plupart des gens. Après t'être donné tout ce mal, pourquoi veux-tu le démolir ? "


Intrigue du roman :

 

A 18 ans, Philippa Rose Palfrey peut enfin entreprendre les démarches lui permettant de découvrir ses origines. Adoptée à l'âge de 8 ans, elle n'a eu à manquer de rien dans la petite bourgeoisie, mais l'absence de souvenirs sur ses huit premières années est resté un vide qu'elle entend bien combler.
Il ne lui faut pas longtemps pour apprendre que ses parents biologiques, Martin et Mary Ducton ont été condamnés pour le viol et le meurtre d'une enfant de 12 ans, Julie Scase. Son père est mort, sa mère quant à elle doit bénéficier d'une libération conditionnelle sous peu, après 10 ans de prison.
Philippa décide alors de mettre sa vie entre parenthèses pour mieux connaître celle qui lui a donné la vie et qui sait, mieux se connaître elle-même. C'est ainsi que dans un petit appartement de Londres, les deux femmes vont faire l'apprentissage d'une relation mère-fille oubliée. Sans jugement, sentimentalisme ou regard vers le passé.
Pourtant, le passé est là qui rôde. Norman Scase, le père de la petite victime a décidé de traquer Mary Ducton telle une proie pour pouvoir la tuer lorsque l'opportunité se présentera. Il a tout son temps. Il est prêt, son couteau aussi.


Critique :


P.D. James a le sens du détail et on peut saluer la qualité de l'exercice mais il y en a trop. La multiplication et la longueur des descriptions alourdissent le texte sans apporter grand chose au récit. Les dialogues sont rares.    
P.D. James a également le sens de la formule. Elle fait mouche à plusieurs reprises. Un régal.
Le livre est construit en trois parties. La première est particulièrement lente. La dernière est la plus rapide et la plus agréable à lire.
Les personnages ne sont jamais attachants juste intéressants. Comme toujours avec P.D. James, ils sont anticonformistes et parfois déstabilisants. Fouiller un peu plus leur psychologie, surtout celle de la meurtrière, et moins les décors, aurait donné à ce roman une autre dimension. Mary Ducton restera, malheureusement, un mystère pour le lecteur. On aurait aussi aimé en savoir plus sur le père biologique. C'est très dommage. Nous avons une foultitudes d'informations qui finissent par nous ennuyer sur le décorum alors que nous ne savons que très peu de choses finalement sur les parents biologiques de l'héroïne.
La fin est inattendue et une partie de l'épilogue est surprenante. De l'anticonformisme jusqu'au bout. Du P.D. James.
En conclusion, c'est une histoire intéressante mais au récit ennuyeux. Trop de descriptions, pas assez de psychologie et pas vraiment d'action.




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Mise en ligne le 29 mai 2016

MAJ le 29 juillet 2016