VERITE de PETER JAMES


 

Note : 3/5

Un thriller trop long qui finit par lasser et perdre en intensité.

 

539 pages en version numérique. 

 

Extrait : 

" On dit parfois : "J'ai vécu un véritable enfer". Kündz avait souvent rencontré cette locution dans les livres ou dans les films, mais il savait que ce n'était qu'une métaphore. Même parmi les rescapés de l'Holocauste, rares étaient ceux qui avaient vécu l'enfer au même degré que les gens qui avaient provoqué l'ire de  M. Sarotzini. "

 

 


Intrigue du roman :

 

John et Susan Carter forment un beau petit couple, amoureux comme au premier jour à qui tout semble réussir.
Mais John s'est beaucoup endetté entre l'achat d'une maison dans un quartier bourgeois de Londres, les investissements pour sa société, leur train de vie où ils ne se refusent pas grand chose et le financement des soins médicaux nécessaires à la sœur cadette de Susan.  
Grâce à un charme naturel et une capacité à manipuler les gens, John a pu obtenir de grandes largesses de la part du directeur de sa banque mais les vents viennent de tourner avec son départ précipité remplacé par un nouveau  directeur qui lui donne un mois pour renflouer ses comptes. C'est impossible d'autant plus que son entreprise est sous la menace d'un procès ce qui refroidit tout investisseur potentiel. 
Alors que le délai est quasiment expiré, John et Susan reçoivent une proposition aussi inattendue qu'étonnante d'un certain Sarotzini et qui pourrait régler tous leurs problèmes.

Ils n'imaginent pas alors qu'en se liant à cet homme étrange et mystérieux, leur vie va virer au cauchemar.


Critique :

 

L'histoire s'installe très progressivement.

Une fois l'intrigue et les personnages en place, le récit reste lent, trop pour un pavé de plus de 700 pages. Le rythme demeure constant tout au long du récit même si par moment on croit que l'action va enfin prendre une autre dimension. 
On ne s'attache pas vraiment à l'héroïne dont les réactions finissent par déconcerter voire énerver. Pour son mari, c'est mieux. Peter JAMES réussit à provoquer un certain sentiment de compassion à son égard et son attitude à plus de sens.

Deux autres personnages essentiels au roman sont plus attirants au regard de leur complexité et du mystère qui les entoure. Pourtant on peut regretter de ne pas en savoir plus.
Le dernier chapitre éveil enfin l'intérêt du lecteur mais, malheureusement, il le laisse sur sa faim.  
Pour un thriller, cela manque donc d'intensité, à l'exception peut-être d'une scène de mutilation pour laquelle il vaut mieux avoir les tripes bien accrochées. On finit par s'ennuyer.
Résultat, bien que le prologue soit accrocheur et que l'intrigue soit bonne, ce roman n'est pas à la hauteur de nos attentes. 




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Mise en ligne février 2016

MAJ le 29 juillet 2016